Les objectifs de la formation professionnelle en Santé et Sécurité du Travail

Formation professionnelle en Santé et Sécurité du Travail

Les personnes qui constituent le Comité Social et Economique (CSE) de l’entreprise se forment régulièrement durant leur mandat. En cas de réélection, elles continuent d’améliorer leurs connaissances. Dans quel but ces formations sont-elles mises en place ? Les réponses à cette question.

Faire respecter les droits du personnel

Un membre du CSE a pour devoir d’avertir son employeur en cas d’atteinte à la liberté individuelle de ses collègues. Il en est de même si leur santé et sécurité sont en danger et s’ils s’exposent à divers harcèlements. Il doit également le mettre en alerte s’il constate des actes discriminatoires dans diverses situations. En effet, les travailleurs peuvent subir des discriminations lors des entretiens d’embauche ou de promotion et des renouvellements de contrat. Ces problèmes sont souvent à l’origine des troubles psychologiques. Sans formation, les élus qui composent le CSE ne peuvent pas les déceler.

Durant les séances consacrées à l’amélioration de leurs compétences, ils apprennent à connaître cette mission. Ainsi, ils peuvent comprendre leur importance au sein de l’entreprise. Ils obtiennent des informations sur la sécurité, la santé et les conditions au travail. La formation professionnelle en Santé et Sécurité au travail les aide à faire respecter les droits de leurs collègues. D’où l’importance de contacter des professionnels en risques professionnels comme www.idprevention.com.

Étudier et analyser correctement des rapports annuels en SSCT

Chaque année, l’employeur établit un bilan sur la santé, la sécurité, ainsi que les conditions de travail au sein de l’entreprise. Il résume les mesures prises pour résoudre les problèmes dans ces domaines durant l’année qui s’écoule. Il produit un nouveau planning pour l’année suivante afin d’améliorer les mesures de prévention des risques au travail. Il s’agit d’un planning détaillé contenant les solutions à adopter pour éviter les incidents au maximum. Il comporte les coûts générés par chaque action à mener ainsi que leurs conditions d’application.

En cas de nécessité, le CSE peut ajouter des solutions supplémentaires à ce plan d’action annuelle en fonction des remarques qu’il reçoit. Il peut modifier les priorités puisqu’il connait les réalités au niveau des employés. Enfin, il peut analyser les mesures prises l’année précédente, mais qui n’ont pas été appliquées. Comment les membres du CSE arrivent-ils à prendre part à ces résolutions annuelles ? En se formant. En effet, sa formation SSCT comporte un module sur les principes de protection contre les risques professionnels. Elle contient des cours sur les techniques de détection de ces risques et sur les modifications des conditions de travail.

Surveiller le respect des obligations de l’employeur

En se formant, le membre du CSE peut surveiller la mise en application des engagements et consignes sanitaires de l’employeur envers ses salariés. Le but est de prévenir les atteintes à la santé mentale et physique de ces derniers. Au total, il existe 9 engagements à suivre, dont : la suppression des risques professionnels et l’évaluation des accidents inévitables. L’élimination des facteurs de risques en fait également partie. L’amélioration des conditions de travail compte parmi ces engagements des employeurs. Il doit mettre en place un système dynamique pour combattre la monotonie et se doter de matériels performants.

Afin d’éviter les problèmes psychologiques et physiques chez les salariés, l’employeur est tenu de suivre l’évolution technologique. Il s’engage à remplacer tous les équipements susceptibles de mettre en danger ses collaborateurs. Soucieux du bien-être de ses employés, il doit créer un environnement sécuritaire en leur faveur. Par exemple, il met en place des mesures de prévention contre le harcèlement sexuel ou moral. Il crée un dispositif de protection adapté à tous ceux qui travaillent pour lui. Enfin, il guide les travailleurs en difficulté sans les rabaisser.

En se formant, les élus du CSE disposent de toutes les connaissances relatives à la sécurité et conditions de travail. Durant leur formation, ils peuvent découvrir plus de détails sur ces engagements du dirigeant de l’entreprise. De plus, ils peuvent mener une enquête sur leur respect.

Pouvoir mener un contrôle fiable sur la SSCT

Dans les sociétés employant plus de 300 personnes, les élus contrôlent la SSCT tous les trimestres (au moins). Concrètement, le CSE envoie deux personnes sur terrain pour inspecter la situation des employés. Ces dernières doivent trouver les dangers qui peuvent survenir pendant les heures de travail et évaluer leur degré de gravité.

Parmi les menaces à détecter comptent les risques psychosociaux ou RPS et les risques physiques. Pour ce second cas, les troubles musculo-squelettiques ou TMS sont les principaux problèmes des salariés. Pour les détecter, il est important de disposer de toutes les connaissances nécessaires à l’établissement d’un compte-rendu clair et fiable.

Lors de l’inspection, il faut prendre quelques mesures, une opération difficile pour des personnes non formées. Cette étape est importante pour connaître le degré de gravité des effets thermiques ou sonores, par exemple. Elle nécessite l’usage d’un décibelmètre, d’un thermomètre ainsi qu’un laser métreur, outil de mesure de volume et d’espace. Toutes les valeurs prises doivent être précises pour éviter les erreurs d’interprétation. La majorité des accidents résultent d’une mauvaise évaluation des risques. Outre la prise de mesure, les deux membres du CSE en charge de l’inspection doivent se renseigner auprès des salariés. Grâce à leur formation, ils peuvent leur poser les questions appropriées et qui correspondent au Code du travail.